Dorade coryphène

La dorade coryphène est une espèce très présente dans les eaux tropicales à subtropicales. De la Méditerranée au Pacifique, elle offre des combats exceptionnels qui feront vibrer tout pêcheur amateur de sensations fortes. C’est un poisson que je recherche spécifiquement en hiver aux Antilles. Et j’ai envie de partager cette quête avec vous.

Dorade coryphène

Des particularismes à foison

La dorade coryphène se caractérise par un corps allongé et peu large. Ses écailles sont nombreuses, petites et de forme cycloïde. Le premier coup de cœur qu’offre ce poisson réside dans ses couleurs magnifiques. Le bleu vif aux reflets métalliques s’associe au vert au niveau de la tête et au blanc jaunâtre du ventre. Il y a également une forte présence de points allant du noir au bleu. Tout pêcheur ayant vu cette espèce refletée sous l’eau est forcément tombé sous le charme.

La composition de sa famille est complètement unique puisqu’on ne distingue que deux lignées très proches de coryphènes : Coryphaena hippurus, alias la grande coryphène (la “commune”), et Coryphaena equisetis, appelée aussi petite coryphène ou coryphène-dauphin. Les différences entre les deux résident dans une nageoire anale à bord convexe et des nageoires pectorales plus courtes pour la seconde espèce,  et dans le fait que la première espèce serait bien moins pélagique.

Dorade coryphène

Ce poisson peut atteindre des tailles intéressantes pour la pêche. Globalement, les plus gros spécimens peuvent prati­quement dépasser les 2 mètres pour le mâle et 1,50 mètre pour la femelle. Le record est détenu par un poisson de 39,46 kilos pris dans le golfe de Panpagallo au Costa Rica en 1976. Le record français a été établi à la Réunion en 2010 avec un poids de 19,5 kilos.

Une autre caractéristique est particulièrement importante pour nous pêcheurs : sa croissance. En effet, cette espèce fait preuve d’une longévité toute relative puisqu’elle est estimée à environ quatre années. Cela signifie donc une croissance rapide et régulière qui fait d’elle un prédateur gourmand et efficace. Sans cesse en chasse, la dorade coryphène est un carnivore invétéré. Au début de son existence, elle commence par quel­ques crustacés (essentiellement des copépodes), pour ensuite évoluer vers des alevins de poissons, puis finir sur des proies bien plus grosses (poissons et calamars). La coryphène est même capable de sprints à 50 nœuds, ce qui lui permet d’attraper de très nombreuses proies. Sa croissance est réellement rapide : en une année, elle peut déjà peser 5 kilos.

 

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