Pêche à Madagascar

C’est à l’occasion d’un stage d’étude de master en biologie marine que j’ai eu la possibilité de partir 2 mois et demi à Madagascar, pays dans lequel j’ai toujours rêvé d’aller depuis que j’ai propulsé mes premiers leurres. Ma destination finale est Tuléar au sud-ouest de l’île, au pays des Vezos, peuple qui pêche de façon traditionnelle à l’aide d’une pirogue à voile. Même si cette partie de l’île est bien moins connue que des régions telles que Nosy Bé, Diego Suarez ou autres, elle n’en demeure pas moins intéressante.

Pêche à Madagascar

Fin mars, je pose enfin les pieds sur l’île. Quelques jours plus tard, après la traversée du pays que je ne suis pas prêt d’oublier dans le “taxi brousse” local, j’arrive enfin à Tuléar. Le climat est très différent de celui de la capitale : il fait bien plus chaud, très lourd et le vent est bien plus présent. Malheureusement pour moi, mon séjour sera accompagné de la saison de nombreuses dépressions. Celles-ci, qui passent le long du canal du Mozambique, se lèvent généralement en début d’après-midi de façon assez brusque. Les pêches se font donc le matin jusqu’à 12-13 heures.

Les informations concernant la pêche dans cette zone sont très rares ; seul un hôtel à Ifaty propose des sorties de pêche en bateau, mais les prix ne seront pas concordants avec mon maigre budget. Concernant les zones de pêche, les longues barrières de corail sont segmentées par des passes, endroits par lesquels transitent les poissons et la pêche se pratique essentiellement dans ces zones-là. Les jours passent. Je tente par tous les moyens de trouver un bateau à moteur puis­qu’ici les pêcheurs malgaches embarquent sur de petites pirogues à voile et pêchent soit à la palangrotte derrière la barrière de corail, soit au filet moustiquaire dans le lagon.

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